Sollicité (6/9/03 — D0-64)

Drôle de période, d’acclimatation peut-être. Presque sans transition, je me suis pris la première semaine de la rentrée en pleine face. Peu de cours encore, réunions, titulariat, mais tempête.

À 18h15 hier, après une journée à l’école presque sans discontinuer, j’étais à bout. Marie devait aller au cinéma avec M., bien qu’elle préférât rester. J’ai fait pression pour qu’elle annule. C’était important pour M. ; pour moi c’était vital.

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© Fluvial futurism, Simon Winters

Au-delà de cette limite contre laquelle je sentais mon crâne buter, c’est la brèche des réalités confuses déjà effleurées par le passé où je risque de chuter — j’ai senti cette dernière semaine la récente récurrence de ma fragilité, indissociablement liée, comme je l’ai nettement éprouvé, à la fatigue tenace que je creuse en moi — et où je risque d’arrêter l’école — période de crise issue du zèle de bonne volonté où agrégation, école, famille, amis me poussent inexorablement aux limites supportables de la fatigue jusqu’au point où tendon tendu au maximum de son effort, je menace de me briser. Peut-être pas dans mon intégrité physique ou mentale (encore que) mais assurément dans toute voie, tout chemin, tout devenir, toute ligne de fuite que je me proposais de suivre.

Sans la force du refus, du blocage, de la résistance aux sollicitations toujours particulières, toujours exceptionnelles, toujours bien intentionnées des autres, aucune réalisation réelle n’est possible.

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