L’éclosion du printemps (Henry Bauchau)

18 mars 1961

Toujours l’extraordinaire beauté de mars ensoleillé. Avec ma côté cassée qui me rend d’humeur chagrine, je ne suis pas bien d’accord avec cette splendeur dans laquelle je baigne. On se sent pénétré de rayons, on redevient matière sous le soleil. Une poussée de sève devrait répondre, répond peut-être à cette renaissance.

Le bruit du torrent ne dit pas seulement l’eau mais la pente, l’appétit, parfois la fureur de descendre et aussi ce fond de pierres inégales sur lequel il se précipite. Tout cela entrecoupé par le bruit profond aux résonances sourdes et brusquement interrompues des pierres entrainées par les eaux.

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© Christ104

Quelque chose de brillant sur les branches annonce le retour de la sève.

Ce serait beau de pouvoir dire un printemps. En attendant, il faut dire une maison, la maison chaude.

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