Au-delà de l’ascèse (15/4/17 — D2-91)

Toute boisson bue (Chimay Blanche dorée ; crémant d’Alsace ; café ; thé ; eau pétillante San Pellegrino) a comme un gout d’eau auquel s’adjoint une substance informe surnuméraire laissant un résidu pâteux et désagréable dans la bouche, excepté le jus d’orange (même sous la forme d’un concentré) et le bon vin rouge que m’a servi J.

Maintenant que je ne suis plus limité à l’eau, il est temps de découvrir la véritable sobriété, celle qui n’a rien à voir avec l’ascèse ou, du moins, qui n’a pas de commune mesure avec elle, tant elle lui est supérieure, dans une économie du désir et de l’élan vital. L’ascèse mène à l’ataraxie et à l’annihilation du désir. La sobriété en est l’épure — ligne claire lancée dans un ciel blanc qui fuse vers l’espace.

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© Diogène, Jean-Léon Gérôme (1860)

L’ascèse est un ciel immobile, sans couleur et sans nuage. La sobriété est un art de la vitesse et de la lenteur, un jeu de lumière orchestral. Elle est l’art du différé, du chevauchement, du raccourci et du chemin de traverse.

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