Le temps (1/10/17 — D2-n)

Moeraske
Moeraske (25/9/17)

Le temps avance de manière très étrange. Je pense à tel fait récent de nos vies (la venue de N. alors que j’avais laissé la fenêtre donnant sur la rue grande ouverte, au moment de boire mon café chaud et de me mettre au travail, comme à présent) et ne sait plus s’il a eu lieu hier ou la semaine dernière, ou encore à quelque autre endroit du temps. Le temps, dans son écoulement, m’échappe. Tous les jours se ressemblent et diffèrent à la fois. Je ne sais plus où il en est ni, par contagion, où j’en suis. J’ai seulement une certitude : je sens clairement, bien qu’à peu de choses — la façon nouvelle dont le vent souffle, l’air sensible que prend la lumière du jour à certaines heures, le bruissement des feuilles, le craquement des branches, l’odeur subtile dans l’arrière-fond des choses qui évoque les objets figés d’un grenier qu’on rappelle soudain à la vie —, qu’on avance à présent dans la profonde forêt de l’automne.

 

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