Dans la vallée (18/2/18)

Écrire dans le noir pour sortir du brouillard. Grande percée aujourd’hui, aussi puissante qu’imprévue. Comment à présent la prolonger ? Il faut revenir à la règle et à la sobriété, au labeur enveloppé dans les trajectoires autocartographiques, les fins rets de ma toile forts de leur multitude et creuser en soi le vide de l’appel d’air pour que ce grand courant de pensée, de vie et d’œuvre jaillisse à nouveau et coule enfin comme un torrent, dévalant les montagnes, couvrant les roches abruptes, bondissant gaiement jusqu’au fleuve de la vallée, ouverte aux sillons fertiles de la lumière du soleil qui traverse l’air pur. L’impatience et l’illusion sont les miroirs d’ego dans lesquels il ne faut pas tomber. Le désir et le fantasme sont aussi différents l’un de l’autre que le manteau de neige qui couvre les hautes Alpes de la pape humide qui colle aux bottines des touristes en masse. Se frayer un chemin solitaire vers les hauteurs puis descendre illuminé dans le giron protecteur de la vallée : voilà ma voie.

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