Time out (27/3/18)

Plus je lui résiste, plus je la repousse, plus la fatigue s’étend dans chaque recoin de mon corps et résonne dans le moindre de mes membres à la façon d’un écho qui répète en un son étouffé la source à laquelle il s’alimente et qu’il épuise en lui volant son souffle. Qui sait jusqu’où je pourrai tenir ainsi ? Ma détermination est sans faille, elle parait presque sans bornes, mais le corps, lui, est borné, et a son propre plan d’action, que je finirai par découvrir sur le mode le plus abrupt si je continue à ne pas en tenir compte. Le temps nous est compté et ce temps se compte dans la chair qui ne laisse pas passer un grain de sable sans en accuser le mouvement dans son élan même comme dans son moindre pli.

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